
Le vrai visage de Leipzig
Il y a quelques années, Else Buschheuer quitte New York pour retourner s’installer à Leipzig. Dans une ville aux relents de socialisme et au vernis lisse du capitalisme, comme elle se plaît à le dire. Aujourd’hui, cet auteur à succès et animatrice télévisée nous guide à travers la nuit de sa ville natale.
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19h30. Je me promène dans le centre-ville de Leipzig en effectuant des pas de Lipsi. Vous connaissez le Lipsi ? Un pas vers la gauche avec le pied gauche, puis ramenez le pied droit contre le pied gauche. C’est une danse typique de Leipzig inventée par la RDA dans les années 50 pour lutter contre le twist occidental. Mais le Lipsi n’a pas percé à l’époque.
Des pavés, des lampadaires ronds et froids, des enfants vêtus de capuches, des écharpes assorties aux chaussures, des jeans en stretch rentrés dans les bottes, des couples attablés dans les restaurants, des fenêtres illuminées sur de vieilles façades, des senteurs de vanille qui s’échappent des boutiques de thé. Les commerçants rentrent leurs présentoirs de cartes postales, l’accordéoniste joue son dernier « Rondo alla turca ». Il règne sur les lieux un parfum de nostalgie.
Enfant, c’est chez le glacier Pinguin (Katharinenstraße 4) que j’ai mangé mon premier petit pot de glace. Ici, un verre de lait chaud dans la froideur de l’hiver coûte 1,60 euro.
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Tout autour du Barfußgässchen, l’auteur Else Buschheuer nous fait découvrir l’incroyable densité de bars du quartier du Drallewatsch

Le City-Hochhaus, situé non loin du Mendebrunnen, est un symbole emblématique de la ville de Leipzig. Sa construction remonte à 1972 : il était alors le plus haut immeuble allemand.

Jazz, Funk, Disco : le Spizz compte au nombre des clubs les plus branchés de Leipzig. Des groupes de musique s’y produisent régulièrement.

Toute la diversité de Leipzig dans un cornet de glace : pour les amateurs de crème glacée, un passage par le glacier Pinguin est absolument incontournable.

Au restaurant Kim, Else Buschheuer déguste son plat coréen préféré : du Bulgogi, un émincé de bœuf épicé préparé à table devant elle, accompagné de Kim-Chi (chou chinois mariné dans le vinaigre) et de saké chaud

Classique d’abord, blues ensuite : sur l’Augustusplatz, le « troisième » Gewandhaus construit en 1981 fait partie des plus grandes salles de concert du pays. Ses deux prédécesseurs avaient ouvert leurs portes en 1498 et 1884

Else Buschheuer est née en 1965 à Eilenburg, près de Leipzig. La parution de son premier roman « Ruf! Mich! An! » en 2000 remporte d’emblée un grand succès. En 2010, elle republie aux éditions Aufbau Verlag son deuxième roman « Masserberg », en date de 2001 (8,95 euros, ISBN 978-3-7466-2587-4). Retrouvez également l’auteur et animatrice de télévision sur Twitter: http://www.twitter.com/buschheuer
Fotos: Jörg Gläscher (6) Jackal/fotolia, Taner/Corbis


